18 mars 2012

Dolores Ibarruri




Dolores Ibarruri

« No pasaran ! », ces mots résonnent encore parfois à nos oreilles, mais y mettons-nous aujourd’hui autant de passion que « La Pasionaria » ? Ces mots, Dolores Ibarruri les prononce en 1936, du balcon du ministère de l’Intérieur, lorsqu’éclate la guerre civile en Espagne et qu'elle défend la République. Mariée très jeune après un rêve impossible de devenir institutrice (sa famille manque d’argent pour payer ses études), elle aura six enfants. Ne survivent que deux d’entre eux, qu’elle enverra, après avoir quitté son mari et s’être installé à Madrid, vivre en URSS en 1935. Femme très engagée politiquement, elle se surnomme elle-même la Pasionaria pour signer des articles dans le journal Mundo Obrero. Présidente du parti communiste entre 1960 et 1989, elle est contrainte à l’exil en URSS (où elle acquiert la nationalité soviétique), loin de l’Espagne franquiste où elle est de nombreuses fois emprisonnée. Elle prouve, avec son énergie, sa pérsévérance, sa véhémence et sa violence parfois, que le combat politique n'est pas réservé aux hommes, et qu'une femme peut y jouer un rôle prépondérant. Ce combat l'a tenue debout, longtemps : elle s’éteint à 93 ans, en 1989, fidèle à ses paroles célèbres : "Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux!".  Rendons-lui hommage, ne laissons pas seulement les poètes tels que Pablo Neruda ou Rafael Alberti la chanter !

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